L'enseignant et son rapport à la langue française
Nous entendons fréquemment à
la télévision et à la radio des journalistes rapporter que nous, enseignants, maîtrisons
très peu et très mal la langue française. Nous pouvons lire les mêmes constatations dans certains articles de journaux tels que Le français en échec publié le 23 septembre 2009 dans le journal Le Droit. Par conséquent, vous trouverez
ci-dessous mon opinion sur le rapport que l'enseignant doit avoir avec la
langue.
J'estime que communiquer clairement et correctement dans
la langue d'enseignement à l'oral et à l'écrit est très important. L'enseignant
étant un modèle, il se doit de soigner le plus possible son langage et de l'adapter
aux élèves auxquels il s'adresse. Toutefois, je ne crois pas qu'il soit utile
de s'exprimer mieux que nécessaire. Ce que je veux dire, c'est que nous
habitons la province du Québec et je crois que le Québec à une façon d'articuler
et de prononcer les mots qui lui est propre. Cela fait partie de sa
culture. Ainsi, je crois qu'il ne sert à rien d'essayer de parler à la
française. Nous pouvons facilement nous exprimer dans un langage
particulièrement soutenu sans mettre de côté l'accent québécois. Ne créons
pas de mésentente! Je ne dis aucunement qu'il est acceptable de prononcer des
blasphèmes, de prononcer «moé» à la place de «moi», etc. De plus, je crois
qu'il est bon en tant qu'enseignant de mentionner tous les mots de la phrase. Par exemple, nous nous devons de dire: Ce n'est pas exact.
Plutôt que: C'est pas exact. Même chose avec Il va venir. Plutôt
qu'Y va venir. Bref, l'enseignant doit s'exprimer de manière adéquate,
et ce, en tout temps sans toutefois exagérer son registre de langue.
En ce qui concerne la communication écrite, l'enseignant
se doit d'être très bon. Du moins, il doit être en mesure de corriger ses
élèves, d'écrire sans fautes et dans un langage approprié aux parents, aux
membres de la direction, etc. L'erreur étant humaine, la langue française étant
complexe et l'enseignant n'étant pas un grammairien il peut arriver à ce
dernier de faire des erreurs. L'important est qu'il puisse les corriger le plus
rapidement possible et qu'il s'améliore sans cesse. De plus, lorsqu'une erreur
survient, il est bien de se corriger sans aucune honte, car cela montre à
l'élève que l'erreur est humaine, qu'elle peut arriver à tous et qu'il
existe divers outils pour s'aider à mieux comprendre la langue (Dictionnaire, Bescherelle,
etc.).
Toutefois, des
erreurs répétées ou un français médiocre ne peuvent être tolérés.
C'est pourquoi à l'université de nombreux cours sont offerts aux étudiants afin de perfectionner leur français parlé et écrit. Parmi ces cours, nous retrouvons Langage, communication et didactique de l'oral,la communication orale pour les futurs enseignants ainsi que maints autres cours. D'autre part, les enseignants doivent se soumettre à un test oral et écrit (TECFÉE) afin de recevoir leur brevet d'enseignement.
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